Données immobilières

Évolution du marché de la transaction immobilière en Ile-de-France entre 2020 et 2021

Évolution du marché de la transaction immobilière 
en Ile-de-France entre 2020 et 2021

Nous proposons une comparaison des prix médians des appartements anciens commercialisés en 2021 à ceux commercialisés en 2020, pour les arrondissements parisiens et les départements d’Ile-de-France. Nous analysons également l’évolution des stocks ainsi que les durées de publication.

Nous observons :

  • une baisse des prix et une hausse des stocks et durées de publication à Paris,
  • une hausse des prix et des stocks dans les autres départements de la région IDF, mais un constat moins marqué sur les durées de publication.

Prix de vente

Une baisse des prix pour l’ensemble des arrondissements parisiens …

Comme nous l’avions évoqué début 2021 dans nos prévisions, la capitale a connu une baisse générale des prix immobiliers de -2,34% entre 2020 et 2021. Cette baisse étant moindre pour les appartements de 5 pièces et plus (-1.09%).
Si nous analysons les arrondissements dans le détail, ce sont dans les 1er, 15ème, 10ème et 6ème que les baisses sont les plus fortes avec respectivement -2.73%, -2.71%, -2.66% et -2.61%. À l’inverse, nous observons que les baisses sont plus faibles dans les arrondissements de l’est parisien, à savoir le 20ème, le 12ème et le 19ème, avec respectivement -0.02%, -0.17% et -0.78%.

… Et une hausse des prix dans les autres départements de la région Ile-de-France

En banlieue, le constat est inversé. Nous observons en effet une augmentation globale des prix dans l’ensemble des départements, en particulier pour les 5 pièces et plus. C’est le département de la Seine-et-Marne qui occupe la première place avec une hausse de 8.93%.

Stocks et durées de publication

Notons que les durées de publications et les stocks ont tendance à augmenter plus là où les prix ont le moins augmenté. Les trois variables étant liées à l’offre et la demande. En effet, s’il y a un déficit d'acheteurs, les prix vont avoir tendance à baisser mais on peut également supposer que les biens vont s’accumuler sur le marché (augmentation du stock) et y rester plus longtemps (augmentation de la durée moyenne). Dans notre article cité plus haut nous avions observé un décalage temporel, à savoir que les excès ou déficits de stocks et durées de publication avaient tendance à prédire les évolutions de prix.

Un constat moins marqué sur les durées de publication

En ce qui concerne les durées de publication, c’est à Paris qu’elles ont le plus augmenté, avec une hausse de 50%. Viennent ensuite les Hauts-de-Seine, avec une augmentation de plus de 28%. À l’inverse et en cohérence avec l’évolution des prix des 5 pièces et plus, c’est en Essonne qu’elles ont le plus diminué (-21,9%), puis dans le Val-d’Oise (-13,8%) et enfin en Seine-et-Marne (-6,8%). Enfin dans les Yvelines, le Val-de-Marne et en Seine-Saint-Denis, elles ont légèrement augmenté, entre +7,5% et +16,2%.

Une hausse globale des stocks

Au niveau des stocks, c’est également à Paris qu’ils ont le plus augmenté avec une hausse de 30% contre entre +6% pour le 77 et +25% pour le 78. En ce qui concerne les typologies de biens, les stocks ont eu tendance à moins augmenter pour les 5 pièces et plus.

Cette étude a été réalisée grâce à notre base de données unique sur le marché de la transaction ainsi qu’aux indicateurs que nos utilisateurs peuvent retrouver dans notre application. Les prix médians sont basés sur les annonces dé-publiées courant 2021 et courant 2020, et l’évolution des stocks, sur le nombre de biens rattachés à une ou plusieurs annonces actives durant l’année.
Notons que les données d’annonces, une fois traitées et structurées avec soin, représentent une source d’information avancée par rapport aux transactions effectives (que l’on observe avec un retard et/ou de manière moins exhaustive). Ces données sont notamment de plus en plus utilisées par les institutions publiques ou les milieux académiques pour mettre en place des indicateurs avancés de suivi du marché immobilier
. *

*Voir par exemple ce papier de la Banque de France exploitant les données d’annonces pour étudier la dynamique du marché immobilier durant la crise au Royaume-Uni.

⬇️ Si vous souhaitez télécharger cette étude au format PDF, cliquez ici